Le préposé du service d’immigration américain qui m’a demandé pourquoi diable j’avais prévu de m’incruster trois mois dans son pays a eu droit à un récap effréné de tout le champ lexical de l’oisiveté. Après avoir écouté avec une curiosité un peu narquoise les légendes urbaines selon lesquelles ces vilains douaniers fouillent sans vergogne carnets personnels et téléphones, je faisais tout de même moins la maligne le moment arrivé. Et si pour avoir noté sur la première page de mon cahier ‘BAM’ et ‘Lincoln Center’ je me faisais renvoyer à l’expéditeur?
Hourra! Le verdict est tombé : j’ai le droit de rester! Le tampon sur mon passeport indique Dec 19 2015, et mon avion repart le 21, mais je me préoccuperai de ce détail plus tard. Deux jours de clandestinité, c’est de la gnognotte comparé aux sept ans de Julissa Arce.
