En déposant mes valises chez mon amie Anaïs je me souviens soudain comme
en juin les appartements new-yorkais, partagés et décorés seulement de quelques
objets impersonnels, m’avaient rappelé la vie de saltimbanque que j’ai longtemps
menée à l’étranger.
Je me souviens aussi du dimanche ensoleillé de septembre dernier où
j’ai rempli la bibliothèque de mon appartement parisien, comblée de me savoir enfin
entourée de tous mes bibelots, toutes mes frusques et tous mes bouquins.
Un an plus tard, voilà que je m’embarque à nouveau dans cette galère, avec dans mes affaires une dizaine de livres, cinq pulls, trois pantalons et surtout, surtout, PAS UNE SEULE
THEIERE.

