The Perfect American

C’est le titre d’un opéra de Philip Glass, et la bande-son parfaite pour préparer un dossier destiné au service d’immigration américain:

Le livret est basé sur une biographie romancée de Walt Disney, mais je n’en sais pas tellement plus puisque je suis trop concentrée pour écouter les paroles. J’ai seulement été extirpée de ma concentration au bout d’une heure par un ténor s’exclamant tout d’un coup d’une voix de stentor, 

I LOVE THIS COUNTRY, IT’S FANTASTIC!

Je me suis dit, alors celui-là il tombe à pic! J’ai regardé l’écran pour voir qui venait par l’intermédiaire de la musique me rappeler pourquoi je consacrais mon dimanche matin à des tâches bureaucratiques. C’était Andy Warhol en costume de velours violet, venu sur scène pour prendre en photo Walt Disney.

image

Bon, du coup, je dois bien l’admettre, j’ai sombré dans un vortex. Je suis allée vérifier si Warhol avait bien tiré le portrait de Disney (réponse: non), si ses parents venaient bien de Tchécoslovaquie (réponse: oui), et j’ai découvert que c’était les studios Disney qui avaient inspiré la Factory.

Quelques pages Wikipédia plus tard, il s’avère donc que Walt Disney était l’idole d’Andy Warhol, mais qu’il avait aussi acquis une réputation de sale bonhomme – ce que montre bien l’opéra. The Perfect American a été si controversé à sa sortie qu’il n’a jamais encore été joué aux Etats-Unis.

Lundi, l’opéra de Long Beach en Californie a annoncé qu’il présenterait la première de The Perfect American au cours de la saison prochaine. J’ai noté la date dans mon agenda avec écrit entre parenthèses inch’Allah, rapport à mon visa. En fait, pas besoin d’Allah: j’ai Andy, Walt et Phil qui veillent sur moi. 

Laisser un commentaire

close-alt close collapse comment ellipsis expand gallery heart lock menu next pinned previous reply search share star