Traverser l’Atlantique toute seule vers des aventures inconnues no problemo, affronter la jungle immobilière new-yorkaise c’est ok, braver le trafic forcené de Manhattan sur un vélo déglingué ça me fait ni chaud ni froid, les rues de Bed-Stuy peuplées de crackheads je m’y balade à l’aise, j’ai même fait fi de mon anxiété sociale pour trouver des nouveaux amis et du travail aussi, les chips de kale n’ont pas plus de secret pour moi que les champignons fermentés du kombucha, j’arrive à faire le crapaud au yoga et une fois j’ai même tenu une seconde sur la tête en sirsasana, monter un dossier de demande de visa ouais franchement ça va, charrier des kilos de valises à bout de bras et passer ma vie à camper c’est easy, me faire arrêter aux frontières et baratiner les cerbères sans me décontenancer je le fais les doigts dans le nez, mais une MOTHERFUCKING SOURIS DANS MON APPARTEMENT AU SECOURS MAMAN
