I could have danced all night

J’ai passé la soirée à boire du champagne et à rire et à danser sur la scène du Théâtre du Châtelet. Il y avait des confettis dorés qui tombaient du ciel et un piano à queue dans le parterre et Natalie Dessay et Lambert Wilson qui chantaient des airs de Broadway, et Jean-Luc Choplin au milieu, et pas mal de larmes écrasées aux coins des yeux pendant que le théâtre lui faisait ses adieux. Quand ç’a été son tour de prendre le micro à la fin il a remercié le Choplin’s band pour cette surprise party de génie et puis il a dit merci aussi à Bertrand Delanoë de lui avoir fait confiance il y a douze ans en lui donnant les rênes du Théâtre Musical de Paris. “J’étais un peu bizarre, un peu iconoclaste – cher Bertrand, quelle folie!”. Ensuite il a pris son meilleur accent de Frenchie pour citer Hamlet, “Doubt thou the stars are fire; Doubt that the sun doth move; Doubt truth to be a liar; But never doubt I love”, et puis juste au cas où une seule personne serait restée de marbre pendant toute la soirée c’est la doyenne du cercle des mécènes qui a pris le micro, une petite dame à la mise en plis aussi gigantesque que ses lunettes, pour rappeler que la beauté sauvera le monde et pour dire au directeur tant aimé du Théâtre du Châtelet, “C’est rejoindre le ciel que de vous avoir connu”. J’ai encore des confettis dorés plein mon cahier.

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