Venez voir notre vagin.

Un samedi soir au Shitty Hole. Israel donne un cours de danse à Sasha qui est un peu réticente, Camille et Liza dansent aussi, Maks et Denis sont en grande conversation tandis qu’Ilya parle avec un invité dénommé Vassilis qui travaille à la Tate Modern mais est grec, comme son prénom l’indique. Israel dit que c’est sa dernière cigarette, un refrain qu’on entend souvent ici, dans cette antichambre des condamnés. Condamnés au plaisir et à la joie? C’est à la joie qu’on trinque, et à la vie – L’chaim! – dans ce vortex où l’on est introduit par les mots “Come see our vagina”.

Ilya a dit ça à Hans Ulrich avant de l’emmener en bas, et Hans Ulrich lui a lu de la poésie à haute voix, assis sur les chaises en fausse fourrure qui sont au fond du vagina, près du point G peut-être? On ne sait toujours pas où il est celui-là, mais au Shitty Hole on n’en est pas loin en tout cas. “Et voilà mon amour”, dit Vera à Judicaël en roulant le R un petit peu, juste ce qu’il faut. Elle lui sert un verre. Judicaël enlève son imper. Il dit qu’il écrit toujours pour le présent, qui est ce qu’il y a de plus mystérieux et de plus important. On parle du mot сумасшедший, qui veut dire fou (littéralement: sorti de son esprit). Il est temps de sortir d’ici.

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