
Le retour de la Vanlife, la vraie. On a utilisé le van en février pour partir en vacances à la montagne mais chacun sait qu’un Volkswagen California n’est pas vraiment fait pour ça. Le nôtre n’est pas le modèle Beach – celui-là n’a pas de tente de toit – mais il a un tropisme certain vers la plage. Quand il s’est agi de décider où aller cet été, les options étaient: mer ou océan? (Une question de petits chanceux, évidemment). On a tiré à pile ou face et la pièce a choisi les plus grosses vagues.
Nous voici donc arrivés au bord de l’océan, après deux nuits sur la route. Le chemin n’est pas si long entre la Bourgogne et la côte Atlantique, mais on est partis tard et on a pris le temps. Un arrêt dans l’Yonne nous a permis de donner au van une surcharge pondérale de 50 kg, soit l’équivalent de 5 pains de terre à céramique achetés chez Solargil. C’est l’un des premiers fabricants et distributeurs d’argile en France, qui exploite surtout le grès de Puisaye.
Hier, on a dormi près d’un étang asséché dans le Centre. Le site propose une aire de stationnement et de services pour camping-cars. On a toisé ces congénères campeurs tout confort de loin, en fronçant le nez. La plupart des vanlifers n’ont pas de toilettes et vivent à moitié courbés, mais ça ne les empêche pas de se sentir supérieurs aux campingcaristes, au contraire. Nos voisins étaient en van, mais le dernier modèle VW, tout électrisé. “Boring”, a décrété Ambroise, sans pitié.
Le trajet, un peu long, s’est terminé sur des autoroutes, avec à l’horizon un ciel de plus en plus dégagé. On est arrivés en fin de journée, et on a aussitôt filé sur la plage. Au moment de se baigner tous ensemble, les souvenirs ont reflué, aussi grands et doux que les vagues. C’est le quatrième voyage en van, après le tour de la Bretagne, la côte nord de l’Espagne jusqu’au Portugal, et une traversée de la Méditerranée en quête d’îles désertes. Je sens que ce van trip ne sera pas en reste.
