
On a passé la nuit dans une clairière proche de la Cotinière, à deux pas d’une plage de galets. Les vagues étaient sonores et nous ont bercés. Hélas, ce ne sont pas elles qui nous ont réveillés, mais un toc-toc sur la vitre du van. J’ai fait la morte et entendu Ambroise discuter avec quelqu’un qui appartenait manifestement à la maréchaussée. Plus tard, le voisin, un type qui dormait là dans une tente à côté de sa voiture, nous a expliqué que c’était en fait un terrain privé. ACAB!
Tandis que j’émergeais avec les enfants, Ambroise est allé nous cueillir des mûres juste à côté. C’était un des meilleurs petits déjeuners depuis longtemps! Ensuite, Atlas s’est emparé de son épuisette toute neuve et a déclaré qu’il était temps de partir pêcher. Les chasseurs cueilleurs n’ont qu’à bien se tenir! On s’est promené tous les 4 dans les rochers de la plage toute proche à la recherche de crabes et de crevettes microscopiques et transparentes.
Le soleil tapait fort et on est retournés au van, avec pour objectif une halte en ville. Au Grand Village, on a fait les uns des tours de manège et les autres quelques courses dans un petit marché. Ensuite, on avait rendez-vous avec Alix et sa famille pour le déjeuner. On a traversé l’île en diagonale, vers le Nord-Est, jusqu’à un petit restaurant de plage très mignon. La marée était basse et la plage couverte d’algues et de rochers. On a fini l’après-midi sur la côte Sud de l’île.
Alors que la lumière du soir tombait sur l’horizon et que je me perdais dans sa contemplation, Ambroise a suggéré de bouger. On s’est mis en quête du meilleur spot possible pour dormir. Une litanie connue des vanlifers, et des surfeurs. On ne sait jamais si la vague ou la plage suivante sera la plus belle. On cherche, on attend, on espère. Ce soir, notre persévérance a été récompensée. On est deux vans sur une plage magnifique et nos voisins ont lancé un feu d’artifice.
