
On a dormi sur un parking de plage tranquille près du camping d’avant-hier. Les enfants ont joué dans la pinède et pris leur petit-déjeuner sur la table pliante du van, leur élément de mobilier préféré de tout l’univers (merci pour le mini fauteuil Togo que je leur ai offert). Je me suis rebaignée ce matin après un bain de quasi minuit avec Atlas hier. L’océan était plat et bleu-gris et c’était exquis. On voyait l’île de Ré à l’horizon. J’ai ramassé des coquillages et des cailloux percés.
De retour au van j’ai entendu Ambroise et les enfants jouer dans les arbres avec le hamac. J’en ai profité pour me fabriquer un collier avec une jolie pierre percée toute polie. La vaisselle attendait, je m’en suis occupée, et j’ai passé un coup de balai, tâche sisyphienne s’il en est lorsqu’on vit sur la plage. Le sable est revenu par paquets avec les enfants. Pas grave, c’était satisfaisant. Hier Atlas en s’endormant a pleuré pour réclamer ses jouets de Paris: sa cuisine et son balai.
Après le déjeuner on est allés visiter un motel abandonné devant lequel j’étais passée à vélo. Le bâtiment n’est pas très beau mais il m’a immédiatement et irrémédiablement charmée. Je suis allée jusqu’au fond du terrain avec Céleste et ensemble on a poussé les portes des chambres, qui étaient toutes défoncées. Les meubles étaient toujours là, à moitié délabrés. Il y avait 13 chambres et j’ai expliqué à Céleste que c’était considéré comme un signe de malchance.
Cet après-midi j’ai retraversé les marais à vélo avec les enfants pour les emmener au cinéma à Saint-Pierre. Il pleuvait et ça ne les a pas empêchés de babiller pendant tout le trajet dans la carriole à l’arrière. Au moins on a bien pris l’air. Ce soir on dort dans un hameau au bord de l’eau qui porte le nom mignon de la Menounière. Sur les rochers de la plage où on est allés faire un tour après le dîner, les enfants étaient bien mignons aussi, Céleste donnant la main à son frère.
