Vanlife J2

Paradis sur terre: Orpierre. C’est écrit sur les gourdes qu’on avait achetées ici pour les enfants il y a deux ans. La piscine d’eau de source créée par leur arrière-grand-mère au milieu de la garrigue, avec une vue panoramique sur les montagnes, est my idea of heaven. On est arrivés hier et après une visite au mûrier magique, je me suis baignée avec les enfants devant le soleil déclinant. C’était idyllique, surtout après une journée passée en grande partie sur l’A6.

Pour commencer le roadtrip en van, on triche. L’oreiller que j’ai apporté attend son heure avec ses confrère et consœur dans le coffre du van, tandis qu’on dort dans une vraie maison. Hier, ça m’a paru un peu ennuyeux, et l’idée d’aller passer la nuit seule à la semi-belle étoile dans le van, coffre ouvert, m’a traversé l’esprit. Finalement, comme souvent, je me suis endormie épuisée avec les enfants. Ce matin, la piscine nous a accueillis dans son eau fraîche, et j’ai nagé avec Céleste. 

Les fruits repus de soleil sont une de mes nourritures préférées, et je m’en suis fait un festin. Mûres qui dégoulinent de jus rouge, figues sucrées et fondantes, et pêche couleur feu: bonheur. La vie en van me va: glaner des fruits et ne pas cuisiner de tout l’été. J’ai pensé ça, et Benoît, le roi de ces terres, nous a préparé un régal de déjeuner dans sa cuisine fraîche où tout, ou presque, date de sa grand-mère. Je troque direct le Butagaz et l’évier miniature du van pour sa cuisinière. 

À Orpierre, l’attraction principale est l’escalade, mais lorsqu’on a entendu parler de la brocante locale, mon cœur a sauté un battement. On y est allés illico. Des chemises et robes anciennes, un soutien-gorge en dentelle d’une finesse extraordinaire, et beaucoup d’objets sans utilité aucune dans un van, comme de gigantesques brocs en métal émaillé, auxquels j’ai renoncé. Ensuite, on n’a pas grimpé, mais pour aller marcher dans la garrigue, j’étais très bien habillée.  

En montant le chemin de cailloux dans la forêt, on énumérait les bestioles qu’on rencontrait. Il y a moins d’insectes, c’est un fait. Les lucioles et les papillons de nuit disparaissent petit à petit. Alors que j’écris, un superbe spécimen noir et blanc a élu domicile sur ma chemise, près de la constellation de taches de mûre. C’est bon de vivre dans la nature. Au retour de la balade, j’ai signé la pétition contre la loi Duplomb. Un peu plus tard, Ambroise s’est fait croquer le doigt par un grillon.

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