Vanlife J29

Est-ce que la vanlife s’arrête aujourd’hui? On dirait que oui. Le conducteur, n’étant pas aussi tête brûlée que sa copilote, décide de limiter les risques. Il veut laisser le van au garage à Nice. On a débarqué ce matin au soleil orange de l’aube sur le port multicolore. On se gare et on va boire, qui un jus de fruit, qui un matcha latte. Je fais un tour dans la vieille ville et au marché où j’achète des figues. On réserve des billets de train pour l’étape d’après, qui était Marseille.

La dépanneuse arrive alors qu’on sort les sacs sur le trottoir. Il faut faire un tri dans les produits périssables, mais pour le reste, fidèle à mon sang d’exilée, je prends toutes nos affaires. « On ne sait pas quand on les reverra! », dis-je, d’un ton aussi alarmiste que déterminé. Le TGV est prévu pour 15h. On en profite pour laisser les sacs à la consigne de la gare et aller visiter le musée Chagall. Le van me manque, mais la vie piétonne, même par 34 degrés, est douce aussi. 

Le musée Chagall est beau même si ses plus belles œuvres ont été créées in situ, dans des musées ou des chapelles ou à l’Opéra Garnier. Il y a une expo sur ses mosaïques, qui sont magnifiques. Je suis éduquée et inspirée, c’est déjà beaucoup. Pour le déjeuner, je repère une salade niçoise au menu du café du musée. On s’y installe et je partage avec Céleste, qui refuse les anchois et adore tout le reste. Pas le temps d’explorer Nice cette fois-ci, mais le van nous y ramènera fissa!

Bye bye Hotel California, on s’en va par le train Zou! C’est le nom du TER qui longe la côte, le lungomare comme on dit en italien pour les fronts de mer. L’Italie semble déjà loin, et la nuit de ferry n’a pas suffi à mon cerveau pour enregistrer que c’est fini. J’écoute Nada dans l’espoir vain de rester là-bas. Vabbè! La mer est presque la même et les Français ont d’autres charmes, par exemple l’accent marseillais qui nous encercle petit à petit. On arrive à Marseille en fin d’après-midi. 

Des copains de Paris passent leurs vacances ici, dans un super appartement. Il y a des toilettes! Des douches! Un frigo! On dîne sur la terrasse, puis je sors avec Selma. On va à un vernissage dans une galerie d’art. Le sous-sol, une mini boîte de nuit, fait la taille d’un habitacle de van. Pas trop dépaysant! On danse dans la fumée sur des beats frénétiques. Dehors, je tombe en arrêt devant un van parfait: le même que le nôtre, mais jaune, et pas aménagé. C’est un signe! Mais de quoi? 

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