Vanlife J24

Retour à la vie sauvage aujourd’hui, après deux nuits en mer dans le bateau de croisière, et une à l’hôtel pour se remettre des deux réveils d’affilée à trois heures du matin. Ayant fait la grasse matinée hier dans des draps bien amidonnés, je redoutais la transition vers la vanlife. Elle s’est passée, heureusement, sur une plage. Un des avantages de ce mode de vie ou de vacances nomade est de vivre aussi près que possible du sable et des vagues. On s’est endormis au son de la mer…

… et réveillés au bruit de coups brutaux sur les carreaux. Les carabinieri? Non, mais un type très sûr de lui qui nous a sommés de nous déplacer à côté. On s’est exécutés, et par on j’entends Ambroise, et ce faisant il a roulé sur la bassine de vaisselle sale qui avait passé la nuit à côté du van. La journée commence bien, tiens! Je suis sortie faire le constat des dégâts et suis partie voir la mer. J’ai emporté ma casserole préférée, dont le manche avait sauté, pour la laver. Face au ressac, tout m’a paru moins grave. 

Quand je suis retournée au van, les enfants étaient debout. J’ai mis de l’eau à bouillir dans ma casserole sans manche pour me faire un thé dedans, et la vie m’a semblé libre et belle subitement. Un gardien non officiel du parking (qui zone là sans être salarié par qui que ce soit) est arrivé. J’ai mimé un tournevis. Cacciavite! Il en a sorti un de sa voiture et m’a aidée à réparer le manche: satisfaction immense. On est allés se baigner, et manger des pâtes à la tomate ou aux vongole au bar de la plage.

Risque collatéral de la vanlife: à force de n’avoir aucun abri sauf un véhicule en surchauffe et un parasol, j’ai pris trop de soleil aujourd’hui. Migraine, fatigue, nausée. On a roulé une heure en fin de journée, puis erré longtemps sur un lungomare – une route qui longe la mer – en n’y trouvant que des parkings sinistres et des plages privées. On s’est dit: On est inadaptés à ce monde et lui à nous. À la nuit tombée, alors qu’on commençait à désespérer, on a repéré sur la carte le meilleur symbole qui soit dans la vie incertaine qu’on mène: un phare. On s’est garés juste à côté, réconfortés.

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